Guide
Comment relancer une facture impayée, de la première relance à l'injonction de payer
Une facture se relance dès le lendemain de son échéance, par écrit, en rappelant son numéro, son montant et la date à laquelle elle devait être payée. Si cette relance reste sans effet, la fiche officielle de Service-Public n'en demande pas d'autres : l'étape suivante est la mise en demeure, puis, au besoin, l'injonction de payer. Ce guide réunit les délais, les pénalités, un calendrier et trois modèles de messages, à jour au 1er octobre 2026.
Par Nicolas BlanchetMis à jour le
À partir de quand une facture est-elle impayée ?
Une facture est impayée le lendemain de sa date d'échéance, pas avant. Tout commence donc par cette date, et par la règle qui la fixe.
Entre professionnels, le délai de paiement est de trente jours à compter de la réception de la marchandise ou de l'exécution de la prestation, quand rien d'autre n'a été convenu. Les parties peuvent s'accorder sur un délai plus long, dans la limite de soixante jours après l'émission de la facture. Une variante existe, quarante-cinq jours fin de mois, à condition d'être écrite au contrat et de ne pas constituer un abus. Ces trois délais figurent à l'article L441-10 du Code de commerce[7], que Service-Public reprend en clair[1].
Le délai de quarante-cinq jours fin de mois se calcule de deux façons. Pour une facture émise le 1er août 2026, exemple de la fiche officielle, l'échéance tombe le 30 septembre ou le 15 octobre selon la méthode[1]. Convenez de la méthode par écrit, sans quoi votre relance du 1er octobre sera prématurée aux yeux de votre client.
Certains secteurs ont des délais particuliers, que la même fiche détaille. Et ces règles ne valent qu'entre professionnels. Pour un client particulier, le paiement est en général exigible tout de suite, sans délai propre[3]. C'est alors votre facture, ou le devis signé, qui dit quand payer.
La date d'échéance n'est pas la seule mention qui compte. Une facture entre professionnels indique aussi le taux des pénalités de retard et l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement[2]. Relisez vos propres factures avant d'écrire à vos clients.
Le non-respect des délais légaux expose à une amende administrative qui peut atteindre 75 000 € pour une personne physique et deux millions d'euros pour une société, montants doublés en cas de réitération dans les deux ans (Code de commerce, article L441-16)[9].
Pénalités de retard et indemnité forfaitaire : ce que la loi prévoit
Entre professionnels, le retard a un prix fixé par la loi, et vous n'avez pas à le réclamer pour qu'il soit dû.
- Les pénalités de retard. Elles courent à partir du lendemain de la date de règlement portée sur la facture, sans rappel ni mise en demeure. Leur taux ne peut pas être inférieur à trois fois le taux de l'intérêt légal, soit 8,25 % d'après la fiche lue le 1er octobre 2026[1].
- Le taux par défaut. Quand vos conditions de vente n'en prévoient aucun, le taux est celui du refinancement de la Banque centrale européenne majoré de dix points, soit 12,15 % au premier semestre 2026 et 12,40 % au second[1].
- L'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement. Elle est de 40 € par facture payée en retard, une seule fois par facture (Code de commerce, article D441-5)[8]. Si vos frais réels la dépassent, une indemnisation complémentaire peut être demandée sur justificatifs[1].
- Leur champ. L'indemnité ne vaut qu'entre professionnels, et doit figurer dans vos conditions générales de vente comme sur vos factures[1].
Les réclamer ou non relève de votre politique commerciale, et les conséquences comptables d'un abandon se voient avec votre expert-comptable. Les valeurs ci-dessus sont celles du second semestre 2026.
Les retards de paiement en France : ce que mesurent la Banque de France et Altares
Deux sources mesurent les retards, sur des champs différents. Elles ne se comparent pas terme à terme.
L'Observatoire des délais de paiement, adossé à la Banque de France, a remis son rapport 2025 le 23 septembre 2026. Le retard de paiement moyen en France y est de 13,4 jours fin 2025, légèrement au-dessus de la moyenne européenne[10]. Sur les données de 2024, le même rapport estime que les PME et les microentreprises auraient disposé de 13 milliards d'euros de trésorerie supplémentaire sans ces retards, et relève que moins d'une grande entreprise sur deux respecte le délai légal de soixante jours[11].
Altares, société privée d'information sur les entreprises, publie une mesure fondée sur la comptabilité clients de 15 000 sociétés participantes. Au deuxième trimestre 2026, le retard moyen des organisations françaises, privées et publiques, y est de 12,3 jours, contre 14,1 un an plus tôt. Près d'une entreprise sur deux, 49,7 %, paie ses fournisseurs à l'échéance, et 7,5 % ont plus de trente jours de retard[12].
Toujours selon Altares, le retard moyen est de 11,7 jours dans les entreprises d'un à neuf salariés, et de 19,6 jours au-delà de mille salariés[12]. Par secteur, le bâtiment affiche 8 jours et le commerce et la réparation automobile 10,2 jours, de quoi situer une entreprise de plomberie et de chauffage ou un garage automobile.
En 2025, la DGCCRF a contrôlé 882 établissements sur leurs délais de paiement et relevé des anomalies dans 54,2 % des cas, contre 42,3 % en 2024[11].
Un dernier chiffre figure dans une actualité de Service-Public du 27 avril 2026, qui l'attribue à la Banque de France : les retards de paiement augmenteraient de 25 % la probabilité de défaillance d'une entreprise, et de 40 % quand le retard dépasse un mois[6]. Nous n'avons pas lu l'étude d'origine.
Quand relancer : un calendrier, de l'échéance à la mise en demeure
La loi ne fixe ni le nombre de relances ni leur rythme. Elle ne les rend même pas obligatoires. La relance n'est pas un préalable à la mise en demeure ni à une action en justice, et la fiche officielle précise qu'après une relance sans effet, il n'est pas nécessaire d'en faire d'autres[3]. Le calendrier qui suit est donc une méthode, à resserrer ou à étirer selon le client et le montant.
Un calendrier de relance possible pour une facture entre professionnels
Faites défiler le tableau →
| Moment | Ce que vous faites | Canal | Ton et contenu |
|---|---|---|---|
| Une semaine avant l'échéance | Rappel de courtoisie, pour les montants importants. | E-mail. | Ton neutre, avec la facture, sa date, vos coordonnées bancaires. |
| Le lendemain de l'échéance | Première relance. | E-mail, facture jointe. | Ton factuel, avec le numéro, le montant, la date dépassée et une question sur ce qui bloque. |
| Une semaine après | Appel à la personne qui émet les paiements. | Téléphone, puis e-mail de confirmation. | Obtenir une date de règlement, et l'écrire. |
| Quinze jours après | Seconde relance écrite. | E-mail ou courrier. | Ton ferme, avec le rappel des pénalités et de l'indemnité de 40 €[1], et une date limite précise. |
| Un mois après | Mise en demeure. | Lettre recommandée avec accusé de réception, ou acte de commissaire de justice[3]. | Ton formel, avec la somme due, le délai accordé, la suite envisagée. |
| À l'expiration de ce délai | Choix d'une voie de recouvrement. | Commissaire de justice ou tribunal. | Voir plus bas la comparaison des voies. |
Calendrier indicatif, que les textes lus ne fixent pas. Les pénalités, elles, courent dès le lendemain de l'échéance, que vous relanciez ou non[1].
Deux critères déplacent ce calendrier. Pour une petite facture d'un client régulier, une relance écrite et un appel suffisent avant de décider. Et les factures les plus anciennes passent toujours en premier.
Recouvrer une facture, de sa vérification à la mise en demeure
Vérifier que la facture est incontestable
Relisez-la avant tout message (bon destinataire, bonne référence de commande, mentions obligatoires, prestation réellement terminée). Demandez-vous si le client a exprimé un désaccord. Quand l'impayé vient d'un différend, la fiche officielle écarte la relance et demande de trouver d'abord une solution au litige[3].
Trouver la bonne personne
Celui qui a signé le devis n'est pas toujours celui qui paie. Dans une entreprise, cherchez le service comptable.
Envoyer la première relance, par écrit
Le lendemain de l'échéance, un message court, la facture en pièce jointe, et une question sur ce qui bloque. L'oubli et la difficulté passagère sont les deux cas où la relance est efficace, selon Service-Public[3].
Appeler, puis confirmer par écrit
Sans réponse au bout d'une semaine, téléphonez. L'objectif est une date. Dès que vous l'avez, confirmez-la par e-mail le jour même.
Prévenir la personne qui vend
Pendant une relance, la fiche officielle suggère d'alerter le service commercial, pour éviter qu'une nouvelle commande soit passée, ou que des conditions de paiement particulières soient accordées, pendant que l'ancienne facture attend[3].
Écrire une seconde relance, ferme et datée
Rappelez les pénalités et l'indemnité forfaitaire prévues sur la facture, fixez une date limite, et annoncez sans menace l'étape suivante.
Mettre en demeure
Par lettre recommandée avec accusé de réception, rédigée en termes clairs et formels, ou par un acte de commissaire de justice[3]. Gardez la preuve de l'envoi.
Choisir la suite, et tirer la leçon
Si rien ne vient, comparez les voies de recouvrement décrites plus bas. Notez enfin ce que ce dossier vous apprend (un acompte à demander, un délai à raccourcir, un client à faire payer d'avance).
Trois modèles de messages, de la relance à la mise en demeure
L'entreprise, la cliente, les dates et les montants de ces modèles sont inventés. Gardez-en ce qui fait qu'une relance est prise au sérieux : la référence exacte de la facture, le montant, la date dépassée, une demande précise.
Dans le deuxième modèle, renoncer aux pénalités en échange d'un paiement rapide est une option. Pour le troisième, la fiche officielle demande une lettre « portant interpellation suffisante », c'est-à-dire assez claire et formelle pour valoir mise en demeure, sans en donner la formule[3]. Le délai de huit jours est un choix de ce modèle, qu'aucun texte lu n'impose. Prenez cette lettre pour un point de départ, et faites relire la vôtre par un avocat ou un commissaire de justice, surtout si le montant est élevé ou si le client conteste.
Si la relance échoue : mise en demeure, injonction de payer et autres voies
La mise en demeure n'est pas obligatoire, sauf cas particuliers comme la sous-traitance. Elle prend la forme d'une sommation délivrée par un commissaire de justice, d'une lettre recommandée avec accusé de réception, ou d'une clause du contrat qui prévoit que le débiteur est mis en demeure par la seule arrivée de l'échéance[3]. Si elle reste sans effet, plusieurs voies s'ouvrent.
Les voies de recouvrement après l'échec de la relance amiable
Faites défiler le tableau →
| Voie | Pour quelles créances | Déroulement | Coût et délais lus à la source |
|---|---|---|---|
| Procédure simplifiée des petites créances | Créances d'au plus 5 000 €[5]. | Un commissaire de justice invite le débiteur à y participer. | Un mois. Les frais de commissaire de justice figurent sur la fiche, datée de juillet 2024, et se vérifient à la source. |
| Injonction de payer | Notamment les créances nées d'un contrat, quel que soit leur montant[4]. | Requête au tribunal, sans audience. L'ordonnance est signifiée au débiteur, qui a un mois pour faire opposition. | 33,47 € de frais de greffe au tribunal de commerce ; avocat non obligatoire ; trois mois pour faire signifier l'ordonnance. |
| Référé-provision | Conditions non détaillées par la fiche lue[3]. | Le juge ordonne le paiement d'une avance. Créancier et débiteur sont convoqués à une audience. | Non relevés. |
| Assignation en paiement | Procédure judiciaire classique[3]. | L'entreprise engage un procès devant le tribunal. | Plus longue et plus onéreuse, selon la fiche. Montants non relevés. |
| Procédure des créances commerciales incontestées (loi du 23 avril 2026) | Créances facturées entre commerçants, non contestées, sans seuil de montant[6]. | Un commissaire de justice délivre un commandement de payer sous un mois, sans passage devant le juge. | Opérationnelle à compter de la parution d'un décret, dont nous n'avons pas vérifié la parution au 1er octobre 2026. |
Relevé du 1er octobre 2026 sur les fiches de Service-Public citées. Là où le tableau dit « non relevés », la fiche sur le recouvrement amiable ne donne pas de montant.
Pour une injonction de payer, vous déposez une requête au greffe, avec les documents qui justifient la créance, et le juge statue sur ces seules pièces. S'il fait droit à la demande, un commissaire de justice signifie l'ordonnance au débiteur, à vos frais ; la fiche n'en chiffre pas le coût[4]. Le tribunal de commerce est compétent quand les deux parties sont commerçantes ; le tribunal judiciaire, où il n'y a pas de frais de greffe, quand le débiteur est un particulier ou exerce une profession libérale.
Rien de ce qui précède n'est un conseil juridique. Le choix d'une procédure dépend de vos pièces, de la situation du débiteur et du montant, et se discute avec un commissaire de justice ou un avocat.
Ce qui a changé en 2026, et ce qui dépend d'un décret
Trois mois au lieu de six pour signifier une injonction de payer
Depuis le 1er septembre 2026, le créancier a trois mois, et non plus six, pour faire signifier l'ordonnance d'injonction de payer. Passé ce délai, elle devient caduque[4].
Une nouvelle procédure, opérationnelle à compter de la parution d'un décret
La loi n° 2026-307 du 23 avril 2026 crée une procédure simplifiée pour les créances commerciales incontestées entre commerçants. Si la somme réclamée par le commissaire de justice n'est ni payée ni contestée, il dresse un procès-verbal que le greffier du tribunal de commerce rend exécutoire[6].
Son application dépend d'un décret, qui doit en préciser les modalités : la fiche sur l'injonction de payer, vérifiée le 1er septembre 2026, écrit qu'elle sera opérationnelle à la parution de ce texte[4]. Nous n'avons pas pu vérifier si le décret est paru au 1er octobre 2026. Tenez ce point pour incertain.
La facturation électronique change peu la relance
Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises concernées doivent pouvoir recevoir des factures électroniques. L'obligation d'en émettre s'applique depuis la même date aux grandes entreprises et aux entreprises de taille intermédiaire, et s'appliquera le 1er septembre 2027 aux PME, aux TPE et aux micro-entreprises[13].
Le guide de démarrage de l'administration fiscale précise qu'une facture reçue par un canal habituel, e-mail, PDF ou papier, ne doit pas être écartée pour cette seule raison pendant la phase de démarrage, et que la réforme ne change pas les règles de fond sur la dette commerciale et le paiement[13].
À relire au 1er janvier 2027
L'article L441-10 du Code de commerce change de version à cette date. D'après notre lecture, seul un renvoi relatif à la facture périodique est modifié, et les délais restent les mêmes[7]. Les taux des pénalités, eux, seront revus.
Les erreurs qui retardent le paiement d'une facture
- Attendre. La première relance part le lendemain de l'échéance.
- Relancer une facture contestée. Si le client conteste la prestation, réglez le différend d'abord[3].
- Écrire à la mauvaise personne. Le commercial qui a signé n'a pas la main sur les virements.
- Empiler les relances. Cinq messages identiques ne valent pas mieux qu'un seul. Après une relance sans effet, la fiche officielle invite à passer à la mise en demeure[3].
- Menacer sans suite. Une mise en demeure annoncée et jamais envoyée vous décrédibilise pour la facture suivante.
- Tout faire de mémoire. Un impayé qui n'est écrit nulle part n'est relancé par personne.
Éviter les impayés, et suivre ceux qui restent
Quelques habitudes, prises avant la facture, simplifient la relance.
- Faites signer le devis ou le bon de commande avant de commencer, car il fait partie des pièces qui justifient la créance.
- Demandez un acompte quand le montant ou la durée du travail le justifie.
- Facturez le jour où la prestation est terminée, pas à la fin du mois.
- Tenez la liste de ce qu'on vous doit, triée par ancienneté, et ouvrez-la chaque semaine.
La page consacrée aux cabinets d'expertise comptable décrit ce que les agents font dans ce métier. En amont de la facture, le guide comment relancer un devis traite l'autre moitié du sujet, et la rubrique Ressources réunit l'ensemble.
Questions fréquentes
Quand relancer une facture impayée ?
Dès le lendemain de l'échéance portée sur la facture. Aucun texte lu n'impose d'attendre, et entre professionnels les pénalités de retard courent de toute façon à partir de ce jour.
Un appel une semaine plus tard, une seconde relance écrite à quinze jours, puis une mise en demeure vers un mois forment un calendrier possible, à adapter au montant et au client.
Combien de relances avant la mise en demeure ?
Aucun nombre n'est fixé. La relance n'est pas une étape obligatoire avant la mise en demeure, et la fiche de Service-Public sur le recouvrement amiable indique qu'après une relance restée sans effet, il n'est pas nécessaire d'en faire d'autres.
Quel délai de paiement s'applique entre professionnels ?
Trente jours à compter de la réception de la marchandise ou de l'exécution de la prestation, si rien d'autre n'est convenu. Les parties peuvent prévoir jusqu'à soixante jours après l'émission de la facture, ou quarante-cinq jours fin de mois si le contrat le stipule.
Ces délais figurent à l'article L441-10 du Code de commerce.
Quelles pénalités s'appliquent en cas de retard de paiement ?
Entre professionnels, des pénalités de retard dont le taux ne peut pas être inférieur à trois fois le taux de l'intérêt légal, et une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement, due une fois par facture. Selon Service-Public Entreprendre, ce plancher correspond à 8,25 % et l'indemnité à 40 €, valeurs lues le 1er octobre 2026.
Elles sont dues sans rappel ni mise en demeure, à partir du lendemain de la date de règlement indiquée sur la facture.
Comment relancer un client qui ne paie pas ?
Par écrit d'abord, avec la référence de la facture, son montant, la date dépassée et une question simple sur ce qui bloque. Puis par téléphone, auprès de la personne qui émet les paiements, pour obtenir une date et la confirmer par e-mail.
Si rien ne vient, envoyez une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception. Et si le client conteste la prestation, traitez le différend avant toute relance.
Relance-t-on un particulier comme un professionnel ?
Non. Les délais de trente à soixante jours et l'indemnité forfaitaire de recouvrement décrits dans ce guide concernent les relations entre professionnels.
Pour un particulier, le paiement est en général exigible immédiatement, selon la fiche de Service-Public sur le recouvrement amiable. La relance garde la même logique, sans cette indemnité. En cas d'échec, l'injonction de payer se demande au tribunal judiciaire.
La facturation électronique change-t-elle la façon de relancer ?
Peu. Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises concernées doivent pouvoir recevoir des factures électroniques ; l'obligation d'en émettre s'appliquera aux PME, aux TPE et aux micro-entreprises le 1er septembre 2027.
D'après le guide de démarrage de l'administration fiscale, la réforme ne modifie pas les règles de fond sur le paiement. L'échéance ne bouge pas, et la relance reste à faire.
Sources
- Service-Public Entreprendre (DILA), Délais de paiement entre professionnels et pénalités de retard (fiche vérifiée le 7 août 2026), relevé le 1er octobre 2026.
- Service-Public Entreprendre (DILA), Mentions obligatoires sur une facture (fiche vérifiée le 11 août 2026), relevé le 1er octobre 2026.
- Service-Public Entreprendre (DILA), Recouvrement amiable : relance et mise en demeure de payer (fiche vérifiée le 27 novembre 2024), relevé le 1er octobre 2026.
- Service-Public Entreprendre (DILA), Recouvrement judiciaire : injonction de payer en France et en Europe (fiche vérifiée le 1er septembre 2026), relevé le 1er octobre 2026.
- Service-Public Entreprendre (DILA), Recouvrement amiable : procédure simplifiée de recouvrement de petites créances (fiche vérifiée le 16 juillet 2024), relevé le 1er octobre 2026.
- Service-Public Entreprendre (DILA), Création d'une procédure simplifiée de recouvrement des créances commerciales incontestées, publié le 27 avril 2026, consulté le 1er octobre 2026.
- Légifrance, Code de commerce, article L441-10 (version en vigueur du 26 avril 2019 au 1er janvier 2027), relevé le 1er octobre 2026.
- Légifrance, Code de commerce, article D441-5 (version en vigueur depuis le 27 février 2021), relevé le 1er octobre 2026.
- Légifrance, Code de commerce, article L441-16 (version en vigueur depuis le 1er novembre 2021), relevé le 1er octobre 2026.
- Banque de France (Observatoire des délais de paiement), Rapport de l'Observatoire des délais de paiement 2025, publié le 24 septembre 2026, consulté le 1er octobre 2026.
- Banque de France (Observatoire des délais de paiement), Le rapport annuel 2025 de l'Observatoire des délais de paiement : des résultats contrastés selon les acteurs, publié le 24 septembre 2026, consulté le 1er octobre 2026.
- Altares (Dun & Bradstreet), Retards de paiement des entreprises en France au 1er semestre 2026 (communiqué de presse), publié le 15 septembre 2026, consulté le 1er octobre 2026.
- DGFiP (impots.gouv.fr), Facturation électronique : guide pratique de démarrage au 1er septembre 2026, publié en septembre 2026, consulté le 1er octobre 2026.
Pour aller plus loin
- Manon, l'assistante administrative IA
La lecture des pièces, les échéances, la trésorerie et la relance de vos fournisseurs.
- Comment relancer un devis sans réponse
Le calendrier, le droit de la prospection et trois modèles de messages.
- Les agents IA dans un cabinet d'expertise comptable
Ce qu'ils y font vraiment, et les points sensibles du métier.
- Les agents IA dans un garage automobile
Des factures de fournisseurs à classer et des échéances à suivre, entre l'atelier et le comptoir.
- IA pour PME : choisir un premier usage
Le suivi des factures parmi les tâches à confier, et comment garder la main.
